Contribution : Les leçons d’un scrutin

  • Source: : Seneweb.com | Le 02 août, 2017 à 20:08:23 | Lu 3782 fois | 20 Commentaires
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Contribution : Les leçons d’un scrutin

Ainsi donc les rideaux sont tombés. Les législatives sont passées et tout le monde retourne à ses occupations habituelles. Il restera encore les éternels débats d’après élection ou chacun essaiera de se justifier pour se donner bonne conscience, expliquer sa défaite ou sa victoire, d’autres tenterons de donner des explications à leurs contre-performances.
C’est connu, s’il y’a un terroir dans la terre des humains ou la parlotte est la chose la mieux partagée, c’est bien dans une république que l’on appelle le Sénégal, pays d’Afrique de l’ouest le plus avancé sur l’atlantique. Il faut souhaiter que ça dure. Il faut surtout féliciter le peuple sénégalais qui, malgré tout, est allé faire son devoir civique. N’empêche, il est bon de s’arrêter pour tirer quelques enseignements de ce scrutin qui à mon avis n’honore pas le Sénégal, ni les sénégalais. Nous ne ferons pas de la philosophie, mais évoquer des évidences que tout le monde a constaté. Quelques points seront simplement visés et explicités.
 
Les couacs habituels
 
Au Sénégal, les élections se suivent et se ressemblent. La même administration, la même classe politique, le même matériel électoral, les mêmes votants et bien sûr toujours les mêmes impaires. Problèmes de bulletins insuffisants ou absents dans les bureaux de vote, cette année problèmes de pièces d’identité et surtout de localisation de son bureau de vote, ou à défaut d’avoir son récépissé, de savoir ou est-ce qu’on va voter. Il s’y ajoute un problème d’acheminement de matériels, problème du fichier électoral, brefs des récriminations qui ont deux fois notre âge et qu’on ne parvient toujours pas à régler. Mais cette fois, on ne fera pas l’impasse sur la problématique des cartes d’identité ou tout le monde reconnait que 50 milliards ont été débloqués pour la confection. S’il s’agit de la personne dont je connais le nom, entremetteur des Malaisiens et que tout le monde connait depuis le régime de Wade pour n’avoir terminé aucun chantier de jaxxay, ni même les chantiers de Touba, alors croyez bien qu’il ne faudrait pas insister. Il n’en fera rien et personne ne lui posera aucun problème. On signalera simplement que c’est une honte pour l’administration sénégalaise de devoir être à la remorque d’un homme politico-affairiste sur lequel elle n’a aucune prise. Mais là aussi rien de nouveau car même sous Wade, ministres, députés, politiciens étaient devenus des promoteurs économiques.
 
Les 47 listes et la problématique des indépendants
 
Il ne faut pas s’en faire, à la prochaine élection présidentielle, on aura 200 candidats. Je dis toujours qu’au Sénégal, il est interdit d’avoir une ambition politique à l’intérieur d’un parti. Que ce soit AFP, APR, PDS, PS, et tous les autres partis politiques, le créateur en fait un patrimoine personnel. Le discours sur la démocratie interne, les questions d’idéologie, le débat interne ne sont que de la poudre aux yeux, un discours que l’on aime refréner à longueur de journée pour leurrer les gens. Mais tout le monde sait que ce n’est pas vrai. Abdoulaye Wade léguera son parti à son fils, Gakou n’aura pas l’AFP à cause de ses ambitions politiques, Khalifa Sall n’aura pas le PS sauf si Tanor revient à la raison, à l’APR Macky sera omniprésent, etc. Donc l’alternance démocratique au sein des partis au Sénégal n’est pas une réalité. Ensuite, les créatures de Abdoulaye Wade sont une parfaite illustration de l’illusion de destin factice. Beaucoup de personnes, politiciens ou autres ont cru, parce qu’ils ont été ministre, député, DG, à un destin national. Ils se sont cru investis d’un devoir divin, se sont découvert de vertus parfois surnaturels alors qu’en réalité rien dans leur cursus politique, administratif, sur le plan de l’expérience et de la compétence, ne vient corroborer une telle croyance. Il va falloir sérieusement réfléchir sur la qualité des hommes qui nous gouvernent ou qui gèrent notre administration. Sous le régime de Diouf, pour être directeur national, il fallait être de la hiérarchie A, mais surtout faire 8 année dans une direction, passer dans un service, une division, parfois même faire le cabinet pour espérer être nommé directeur. C’est avec Wade que l’on a vu que pour certains politiciens grand chômeur, le premier poste de travail peut être ministre, député ou DG. Ce sont ce genre de personne qui ont cru devoir demander le suffrage des sénégalais. La majeure partie des créatures de Wade ont formé leur propre parti politique (droite parallèle au PDS). Mais que voulez vous, le règne de Wade a été le règne de tous les possibles. Enfin, il y’a l’intrusion de plus en plus marquée des fonctionnaires, universitaires, membres de la société civile, personnalités indépendantes qui commencent à envahir le champ politique. Ce dernier aspect est à encourager dans la mesure où nous devons nous engager pour que le discours que nous tenons en dehors des partis politiques, nous puissions le tenir à l’intérieur et éviter de dire « je suis apolitique ». L’apolitisme n’existe pas, c’est une position de lâcheté, d’impuissance, parfois de cautionnement de l’innommable, parfois de complicité, bref le rôle d’un intellectuel c’est de prêter le concours de sa pensée, en tout temps et en tout lieu, c’est un devoir moral, c’est un devoir civique. Je soutiens que toute personne douée d’un minimum de savoir, d’éthique et de moral, d’une vision claire et d’une indépendance financière doit s’engager politiquement pour apporter son expérience et son concours dans la formation des jeunes, dans le renforcement de l’idéologie dans les partis, dans l’enseignement des valeurs civiques, dans l’animation des partis.
 
Mais s’il y’a une chose que les sénégalais ont assimilé, c’est toujours l’élection de personnalité politique connue. Dans les années 90, Mademba Sock sort de prison après que Diouf l’ait enfermé à cause d’une violente coupure d’électricité. Le monsieur sort et est presque accompagné chez lui par tout Dakar avec un cortège impressionnant. Certains scandaient « Mademba président ». Il était devenu un héros et a cru bon d’aller solliciter le suffrage des sénégalais. Il n’obtient rien du tout. Alioune petit Mbaye pensait que l’espace politique sénégalais était essentiellement composé de lutteur. Après ses succès retentissants dans l’organisation de combat de haute facture, lui aussi cru bon d’aller solliciter le suffrage des sénégalais. Il n’obtient rien du tout. On peut citer les exemples de Mame Adama Guèye, d’Ibrahima Fall, de Moussa Touré, etc. Les sénégalais n’élisent pas des aventuriers depuis l’aube des temps.
 
Les surprises du siècle, «Ku wéet, kham sa Bopp »
 
Le président Macky Sall doit certainement rire sous cape car en ce qui concerne les sénégalais, surprise ne peut pas être plus grande, je parle même d’hécatombe, de victoire de la raison sur la roublardise, le populisme, la démagogie, la vengeance, la rancœur. Abdoul Mbaye, Gadio, Baldé, Maitre El Hadji Diouf, Amsatou Sow Sidibé, Tounkara, Sonko, Mboup et Farba, Jules Ndéné, Mame Makhtar Guèye de RDS, Aida Mbodj, Gakou pour ne citer que ceux-là doivent bien se demander si les résultats sont sortis, à la manière de nos lutteurs qui se demandent toujours pourquoi l’arbitre ne siffle pas le début du combat alors qu’il est déjà fini par K.O. je pense qu’il y’a erreur car en toute sincérité, certains de ces leaders méritent quand même d’avoir une représentation à l’assemblée. Mais en attendant et au cas contraire, chers messieurs, il faut se rendre à l’évidence, la rationalité a gagné désormais le vote des sénégalais. On a toujours cru que le vote était affectif, c’est vrai, on a aussi cru que les sénégalais pouvaient voter pour de l’argent d’autant plus qu’à chaque élection, les partis les plus riches sont toujours en tête. C’est aussi vrai. Mais il va falloir désormais penser que la carte des sénégalais n’est plus pour les aventuriers, les occasionnalistes, les opportunistes de tous bords qui pensent qu’ils peuvent se servir des sénégalais pour assouvir des ambitions personnelles. Autrement dit, il est difficile de comprendre pourquoi tous ceux que l’on a cité ne soient même pas nommés dans les résultats proclamés par les radios à cause des zéros qu’ils ont obtenu. On attend avec impatience les discours qu’ils vont tenir dans les semaines à venir.
 
Benno, Taxawou Sénégal, watu Sénégal
 
Il semble que trois pôles ont émergé à l’issue de ce scrutin avec des fortunes diverses. Benno Bokk Yaakaar devrait avoir le triomphe modeste. Benno ne fera comprendre à personne que Khalifa n’a pas été emprisonné pour des raisons politiques. Quand on est au pouvoir, on lit la réalité à partir de prismes déformés, c'est-à-dire à partir d’évidence que vous êtes le seul à comprendre.
 
Vous voyez ce que la majorité ne voit pas, vous croyez ce que la majorité ne croit pas et tout devient relatif pour vous. Des gens peuvent être agressés, violentés, parfois même tués, cela ne vous émeut pas, il faut juste dérouler le rituel de circonstance et passer à autre chose. Personne ne vous décrit la réalité telle qu’elle se présente, on ne vous informe jamais de la profondeur des choses, jusqu’au moment ou les choses franchissent le point de non retour. Abdoulaye Wade lui-même en est la parfaite illustration. Lorsqu’il a proposé le ticket présidentiel un mardi matin, on le voit le soir fanfaronner devant la télévision pour dire ceci : «  j’ai entendu que lorsque l’opposition a entendu la proposition, elle est restée groggy et abasourdie » et tout son entourage d’applaudir. Deux jours plus tard, le Sénégal tout entier lui fit comprendre que sa grille de lecture était déformée. C’est ça le pouvoir au Sénégal. Une fois installé, vous vous reniez. On se demandera toujours qu’est-ce qui lui a fait croire que le Sénégal acceptera que son fils lui succède, par n’importe quel subterfuge. Des choses que tout le monde voyait venir, Karim qui prenait de jour en jour plus d’importance dans l’appareil étatique, Karim qui utilisait l’avion présidentiel pour un oui ou pour un non, Karim placé 3éme sur la liste des futures conseillers pour les locales de 2009, bref des choses tellement « téléphonées » comme disent les jeunes qu’on se demandait si réellement ce vieux respectait les sénégalais. Je pense que c’est à peu prés ce qui arrive encore au peuple sénégalais. Comme si l’histoire se répétait. Le pétrole, l’omniprésence de la France dans l’économie sénégalaise, Cité Tobago, Tivaouane Peulh, incarcération, exclusion de compétences avérées dans l’administration, etc., tout y passe. Il ne faut jamais oublier, que ce n’est pas l’absence de réalisations et de politique qui ont fait partir Wade. Les sociologues comme moi pensent que c’est le contentieux social, plus sournois, plus insidieux qui braque les populations contre vous. Nous sénégalais, nous ne demandons pas beaucoup, juste nous respecter, en tant que citoyen. Quand à Khalifa Sall, nous évoquons son cas comme on l’a fait pour l’affaire Sonko, et d’ailleurs comme des milliers de sénégalais l’avaient fait pour l’actuel président lorsque le régime libéral vous a accusé de blanchiment d’argent et à voulu vous arrêter. Et c’est Cheikh Tidiane Sy qui réveille tout le Sénégal à 1 heure du matin pour porter la nouvelle. Cette nuit là, on a juste écouté, rigolé et on s’est endormi. Tout le monde savait que c’était une machination pour terrasser l’actuel président et le lendemain, interrogé sur walfadjiri, j’ai personnellement dénoncé, avec beaucoup d’autres intervenants, cette machination grotesque. Hier c’était le PDS qui voulait nuire à un homme juste parce qu’il avait convoqué Karim Wade, aujourd’hui c’est l’actuel régime qui tente de nuire à Khalifa, à Sonko, à Thierno Alassane Sall, Bamba Fall, etc. C’est pourquoi vous président, vous n’avez pas le droit de faire comme Wade car on n’attend de vous un arbitrage et une position à équidistance des personnes et des situations.
 
En définitive, cette victoire de Benno dans la capitale n’a aucune grandeur, aucune hauteur et est sans gloire. Parce que Benno a « coupé les mains » à Khalifa Sall, d’abord, ensuite Benno l’a retourné et s’est placé derrière lui, et enfin lui « a tiré une balle » dans le dos. Ou est la grandeur, ou est la gloire, ou est la hauteur ? Le 08 janvier 1996, François Mitterrand décède. Quelques heures après l’hommage de la France à son président, François Mitterrand frappe aux portes du paradis et c’est le général De Gaule qui vient ouvrir. Il le salue et lui dit : «  Bonjour François et bienvenue. Tous mes vœux d’éternité ». Et oui, l’éternité et la grandeur, et non pas seulement l’histoire, caractéristique des grands hommes, « les hommes premiers » comme dirait Hegel.

Auteur: Aly Khoudia Diaw - Seneweb.com






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Commentaire (13)


Anonyme En Août, 2017 (20:08 PM) 0 FansN°: 1
c'est tellement bien dit que tu fais partie du prototype
Reply_author En Août, 2017 (08:01 AM) 0 FansN°: 1
venez parler nous avons un réservoir inépuisable, mais venez travailler il n'y a personne. donc laissez le président moderniser le pays, donnons la chance au p.s.e
Anonyme En Août, 2017 (20:37 PM) 0 FansN°: 2
Macky restera dans l'histoire du Sénégal le président le plus mal aimé et c'est la réalité sinon il n'aurait pas senti ce besoin vital à vendre son image, à corrompre la presse pour cela, à s'entourer de journalistes qui l'insultaient avant..l'image doit être pathologique chez lui, il

n'était pas prêt pour la fonction ( un de ses journalistes Jules Diop le lui disait..). Un président qui, en 5 petites années de règne, à fait reculer le Sénégal de manière incroyable, en 5 ans il détruit l'éducation, la santé, divise les ethnies (on ne parlait jamais de ces questions là au Sénéal), amené la corruption à un niveau jamais atteint avec une presse achetée, des chefs religieux achetés, des lutteurs achetés, des familles achetées sous le couvert de bourse de soldarité. en 5 ans il théorise la transhumance, en 5 petites années le sauve qui peut devient général au pays ( éthique à terre, tricheries aux examens..), besoin de quitter le pays perturbe la santé mentale des jeunes......en 5 ans seulement et même pas fichu organiser des élections crédibles...les faits sont là ..et surtout ne me parlez pas d'opposition ou de haine..juste un patriote qui souffre comme des millions en silence et qui attendent ...RÉEILLEZ-VOUS ET RÉVEILLEZ VOTRE MENTOR...j'ai tellement honte pour Benno avec Ndoye Ld, Bathily, Samb, Dansokho, Landing...non ils doivent être maraboutés ou fétichés...c'est la seule raison d leur silence..ce n'est ps l'argent...des années de combat pour le peuple à terre..non ce sont des fétiches...les jeunes visionnaires de Y en a marre ont vu venir..comme d'autres qui ont quitté ce bateau fou APR BENNO...Merci
Reply_author En Août, 2017 (23:13 PM) 0 FansN°: 1
macky n'a jamais compris qu'il a été élu par défaut, une certaine presse mange mil lui a permis d'entretenir l’illusion
Reply_author En Août, 2017 (07:48 AM) 0 FansN°: 2
dis ce que tu pense et évite de penser pour les autres. il n'ya pas mieux que macky sur la scene politique actuellement
Anonyme En Août, 2017 (20:50 PM) 0 FansN°: 3
le retour de notre sociologue préferé

merci mr diaw
Reply_author En Août, 2017 (22:43 PM) 0 FansN°: 1
beaucoup de confusion dans l'analyse et parfois un refus volontaire ou non d'aller au fond des choses en ce qui concerne khalifa sall, sonko... avec un parti pris à peine dissimulé. pour le reste il énonce des vérités que tout le monde connaît.
Anonyme En Août, 2017 (20:52 PM) 0 FansN°: 4
un monsieur policé, très belle expression langagière, de la retenue et de la courtoisie

bravo professeur
Anonyme En Août, 2017 (20:54 PM) 0 FansN°: 5
ohooo le dernier paragraphe professeur

mais aly khoudia de quelle planete tu viens. excellente allusion
Anonyme En Août, 2017 (20:55 PM) 0 FansN°: 6
bonne prestation et surtout le dernier paragraphe

ne le ratez pas
Anonyme En Août, 2017 (21:07 PM) 0 FansN°: 7
Ce gars, vraiment il doit revoir ses copies , il ne peut pas faire un discours ou une analyse sans parler de karim wade et de wade, laissez ces gens tranquilles et dénoncer courageusement vigoureusement et sans équivoque cette hécatombe électorale que nous vivons actuellement du fait d'un régime nul incompétent et carrent qui utilise la corruption l'achat de conscience et le vol pour rester au pouvoir. Mais vos dénonciations superficielles tout en y associant wade montre votre manque de courage e unt appel du pied au pouvoir actuel pour quelqu'un qui sait lire entre les lignes.
Reply_author En Août, 2017 (21:20 PM) 0 FansN°: 1
le sénégal reel , le sénégal profond le sénégal qui travaille a voté pour le p.s.e
le sénégal de l.s.d (leral seneweb et dakar act) continue de chouiner
Anonyme En Août, 2017 (21:14 PM) 0 FansN°: 8
début tbien le reste est une plaidoirie pour la libération du maire voleur.

Comme disent les jeunes bien essayer  :contaan:  :xaxataay: 
Lat Diop En Août, 2017 (22:10 PM) 0 FansN°: 9
Aly jules Ndene ne milite plus à Guinguineo mais plutôt à kaolack depuis 2012. Tu ne peux pas le citer comme perdant. Il a contribué à la victoire de BBY à kaolack. Les journalistes font trop de confusion.
Anonyme En Août, 2017 (22:20 PM) 0 FansN°: 10
je suis daccor avec vous w pour l'engagement politique mais mon probléme est ce qu'on peut réellement changer les choses en l'état actuel
Deug Pir En Août, 2017 (22:49 PM) 0 FansN°: 11
La realite est que les senegalais sont captifs de la classe politique actuelle. Les politiciens de toujours les ont presque possédé, et continue à les corrompre a longueurs d'annees. L'erreur que les senegalais font est qu'ils se rendent aux urnes et se sentent presque forcé à voter pour les gros blocs par peur. Peur de l'inconnu, et peur des repercussions que ces gros blocs pourraient leur faire subir. Les senegalais pensent que le pouvoir est dans les mains de ces gros blocs et donc continue a voter pour eux afin de "gouter" a ce pouvoir la. Mais ils ne savent pas qu'en realite, le pouvoir est et a toujours ete en eux et eux seulement. Malheureusement notre peuple ne veut toujours pas prendre ce "risque" de voter pour des independants qui ont reellement envie de changer les choses dans ce pays, meme s'il ne s'agit meme pas d'un risque mais d'une opportunite extraordinaire. Ndawi askan wi ou encore Moom sa Bopp, Menel sa Bopp du Dr. Abdourahmane Sarr avaient des propositions claires afin de changer notre pays veritablement. Mais ils ont fait face a une population aveuglee par les politiciens de toujours. Le grand scientifique Einstein definissait la folie comme etant le fait de repeter les memes actions et de s'attendre a de meilleurs resultats. Je pense qu'il est grand temps que l'on commence a se poser de bonnes questions dans ce pays. Wa Salam

Reply_author En Août, 2017 (06:53 AM) 0 FansN°: 1
respecte le peuple sénégalais souverain
Anonyme En Août, 2017 (05:08 AM) 0 FansN°: 12
Vraiment ce gars est bavard
Man Mii En Août, 2017 (08:52 AM) 0 FansN°: 13
Je ne vois pas comment Macky peut gagner les élections présidentielles de 2019!!!

En fait, Wade a eu la chance de faire deux mandats malgré tant de défaillances, mais l'amateurisme, le népotisme, la violence, l'arrogance dont font preuve les tenants du pouvoir actuel ne peut qu'aboutir à une chute...et ce sera la même chose qu'en 2012, c'est à dire que les Sénégalaise se préoccuperont moins de qui élire que de se débarrasser de Macky et donc un autre par défaut viendra...espérons juste que ce sera un bon par défaut, car la classe politicienne est juste médicore au vu des profils qui s'annoncent...



Quelle maladresse sur Dakar qu'ils veulent tout de même gagner pour légitimer Mr Bâ, ce politicien particulier qui gère nos finances publiques mais avec une approche partisane!!!



Leur terme est demain Précise Dieu et n'est-ce pas proche demain?

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